Séance de yoga sur la colline du Château face au sunset niçois
Arriver à un cours de yoga devrait être simple, presque évident.
Dans les faits, un vendredi soir à Nice, c’est tout l’inverse.
J’avais bien sûr l’intention de partir de Biot bien en avance, en me disant que j’aurais le temps de me balader du côté du port avant la séance et de faire redescendre la pression de la semaine. Finalement, je suis partie une heure avant l’heure de la séance.
Je n’avais pas anticipé un détail pourtant classique : les vacances de Pâques, les touristes, et cette impression que toute la région avait décidé de sortir en même temps.
Résultat, A8 saturée, bord de mer bloqué, puis un accident à hauteur de l’aéroport. À ce stade, j’ai vraiment cru que je n’arriverais jamais. J’ai commencé à whatsapper la fondatrice de Run Eat Club, Elsa, en légère panique pour récupérer le point GPS précis du cours, histoire de ne pas en plus devoir jouer à la chasse au trésor.
Quand j’ai enfin atteint Nice, j’ai laissé la voiture au parking du Palais de Justice avant de traverser le Vieux-Nice à pied, en slalomant entre les passants, tapis de yoga sur le dos. Tout le monde avançait tranquillement, en mode début de soirée… sauf moi.
La montée jusqu’au Parc de la Colline du Château s’est faite quasiment en courant.
Au moins, l’échauffement était réglé.
(Si les influenceuses pouvaient éviter de bloquer les escaliers pour shooter leur robe Vinted devant la Baie des Anges, ça m’aiderait aussi.)

Arriver en retard… encore
Je suis arrivée en plein cours, rouge, essoufflée, loin de toute image de sérénité.
Et ce n’était pas une première.
Un cours en ligne déjà commencé en décalé.
Un autre à Cannes où j’avais légèrement perturbé l’organisation.
Disons que mon rapport au timing est… perfectible.
Dorothée a souri en me voyant arriver, avec ce petit air qui laisse penser qu’elle avait déjà identifié le profil. Au moins, elle se souvient de moi. D’après mon ex, je serai à l’heure uniquement à mon enterrement.
Un spot incroyable au-dessus de la mer
Le cours de yoga en extérieur à Nice se déroule sur un petit promontoire de la colline du Château, au-dessus du quai Rauba Capeu.
Un endroit légèrement à l’écart, avec juste ce qu’il faut de végétation exotique pour créer une bulle.
Quelques cactus “oreilles de Mickey” autour, un sol encore chaud, et surtout une vue complètement dégagée sur la mer.
Le célèbre hashtag géant “I Love Nice” paraît minuscule en contrebas.
Le soleil est encore fort au début, puis descend progressivement pendant la séance. La lumière devient plus douce, la température aussi, et une légère brise commence à circuler.
À un moment, j’ai même cru voir des gens nous observer… avant de réaliser que c’étaient simplement les cactus, imposants, presque irréels dans cette lumière.
Le moment où tout bascule
J’ai intégré le cours en plein flow, sans transition, sans échauffement. Il s’agit de yoga vinyasa, donc enchaîné, assez rapide (je simplifie), où l’on a intérêt à être attentif pour suivre le flow, car on n’a pas vraiment le temps de se poser comme en yoga hatha.
Chien tête en bas, chien tête en haut, posture du guerrier, hop hop hop… le corps enchaîne rapidement. Pas le temps de mettre un chouchou, je ne vois rien, enfouie dans ma tignasse, et j’entends à peine Dorothée depuis le fond, le spot punition des retardataires. Je copie mon voisin de tapis et m’en sors à peu près.
J’ai voulu aller un peu trop loin dans une posture arrière et mon épaule m’a gentiment rappelé à l’ordre. Comme quoi, courir dans les escaliers ne remplace pas un vrai échauffement.
Pas grave, j’ai mon roll-on arnica CBD huiles essentielles qui m’attend à la maison.
Mais très vite, ça n’avait plus vraiment d’importance.
Le regard se lève, la respiration se pose, et le mental lâche.
La to-do list disparaît.
C’est toujours ce moment qui me fascine dans le yoga : cette capacité à passer d’un état de stress intense à un calme presque immédiat.
Une énergie collective assez unique
Nous étions une vingtaine, avec des niveaux différents, mais il y avait une vraie cohérence dans les mouvements.
Tout le monde avançait ensemble, presque comme une chorégraphie.
Le silence s’installait naturellement, uniquement ponctué par la voix de Dorothée et le chant des oiseaux.
Et en quelques minutes, j’étais complètement dedans.
Magie de cette colline, suspendue au-dessus du vrombissement des moteurs du quai Rauba Capeu, et pourtant étonnamment silencieuse.

Une fin un peu rapide… mais efficace
La séance s’est terminée par un body scan, un peu court à mon goût, mais suffisant pour relâcher le corps.
Le cours ne fait que 45 minutes puisqu’il fait suite au run et j’avais 15 minutes de retard. Je vais rester sur ma faim, il faudra que je retente en mode Buddha une prochaine fois.
Allongée sur le sol, on sent les tensions qui lâchent et les endorphines qui prennent le relais.
En rouvrant les yeux, j’avais le ciel bleu azur comme plafond.
Je mesure toujours ma chance de vivre ici. Petite pensée pour les salariés de La Défense en train de courir vers leur RER.
Puis Dorothée a sorti ses bols en cristal pour une séance de « sound healing ».
Même depuis le fond, avec les cancres, le son est impressionnant. Il ne se contente pas de s’entendre, il se ressent.
Nous finissions par quelques “Ommmmmmmmmm” collectifs qui ont dû résonner dans tout le parc. Les influenceuses ont dû se demander ce qu’il se passait. Les touristes ont dû filmer ce drôle de rassemblement spirituel, tout de lycra pastel et de shorts de running vêtus.
Ce que j’aime avec une bonne prof
Ce type de séance rappelle une chose simple : seul chez soi, on n’arrive pas à ce niveau de lâcher-prise.
Il faut quelqu’un pour guider, structurer, canaliser.
Et même en arrivant stressée, en retard, avec mille choses en tête, ça fonctionne.

Après la séance, une autre expérience
Je suis restée profiter du coucher de soleil à travers les arbres, puis je suis descendue vers la cascade. Il n’y avait personne, ce qui est rare.
Le soleil orange continuait d’inonder la Promenade et le quai des États-Unis. On imagine facilement les locaux et les touristes capturer ce moment depuis les rooftops étroits qui bordent le quai.
Petite info pratique importante : les toilettes de la colline ferment à 18h. Après, il faut improviser… et ce n’est pas si simple. Chaque buisson semble idéal jusqu’à ce qu’on réalise qu’il y a un chemin juste derrière.
Focus sur Dorothée Marro
Dorothée Marro, professeure de yoga à Nice, développe une approche originale avec sa méthode Ballet Barre Yoga®, qui mélange danse, renforcement et mobilité.
Elle propose des cours dans différents lieux à Nice et développe aussi son univers en ligne.
Malgré sa notoriété, elle reste accessible, souriante, joueuse et très naturelle.
Petite séance photo à la fin du cours avec le coach Thierry Ini.

Son nouveau programme dédié aux femmes
En parallèle, Dorothée développe un projet plus global autour du bien-être féminin.
Avec son programme THE CORE, elle propose une approche complète qui va au-delà du yoga : mouvement, respiration, système nerveux et hygiène de vie.
Je n’ai pas encore testé le programme, mais j’ai suivi certaines de ses vidéos, et on retrouve ce qui fait sa force : une approche guidée, bienveillante et très juste dans la compréhension des problématiques féminines.
Un clin d’œil à celles qui peinent à dégager du temps pour respirer et se reconnecter à leur corps.
Run Eat Club, une autre façon de faire du sport
Le cours fait partie des événements proposés par Run Eat Club, un collectif local qui transforme le running en expérience sociale.
Pas de chrono, pas de pression, juste du mouvement et du partage.
Partenaires testés en conditions réelles
Mention spéciale pour la récupération.
L’eau de coco Vita Coco était parfaite après la séance.
Et la délicieuse barre MB Fitness avoine-myrtille (sans gluten, lactose ni sucres ajoutés), salvatrice après avoir traversé le Vieux-Nice entourée d’odeurs alléchantes de pizza au feu de bois.
Verdict
Oui, il faut s’organiser si vous n’êtes pas intra-muros.
Oui, Nice peut être compliquée.
Mais une fois là-haut, face à la mer, tout s’efface.
Et c’est exactement pour ça que ça fonctionne.
Prochaine session le 3 mai : Run x Mix
Retrouvez-nous pour tester la nouvelle formule Run x Mix et découvrir le studio créatif et musical Silence Ephémère, DJ Arybo ainsi que l’hôte de l’événement, Playlist Cannes.
Article publié le 26 avril 2026 suite à la séance du 24 avril 2026 à 19h00.
Prochains rendez-vous prévus une fois par mois, même endroit, jour de la semaine à confirmer par les organisatrices.






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