Beldi Rooftop, quoi vous osez faire la fête en été ?!

🥿😡Mise à jour [26 janvier 2024]

Ah le calme, la tranquillité…

  • La musique a parfois le don d’agacer les personnes moins festives et compréhensives que d’autres…
  • Je suis ravie du succès croissant de mon blog, lancé en novembre dernier et qui commence petit à petit à être bien classé.
  • Ce « site vitrine » est sensé démontrer à la fois mes compétences rédactionnelles et ma maîtrise du référencement naturel.
  • Mon objectif est de décrocher des contrats en rédaction web, audits SEO et conseil en communication. Bref, du marketing digital.
  • Aujourd’hui, je décide de partager un de mes articles mettant en valeur un nouveau lieu, le Beldi Rooftop Lounge, qui vient d’ouvrir à Biot, ma commune, au cœur de Sophia Antipolis

Un endroit innovant qui a tout pour faire le buzz et gagner en notoriété 

  • J’ai testé personnellement le Beldi (et son autre enseigne, l’Amici Restaurant, juste en dessous à deux reprises) avec quelques amis, ai parlé au gérant pour avoir un peu de contexte, ai tout épluché sur le sujet et décidé de promouvoir ce rooftop.
  • Ma démarche est sensé avoir un double effet. Parler du Beldi avant tout le monde pour continuer à faire grandir ma communauté et être bien classée sur les pages de résultats des moteurs de recherche, et également contribuer au succès du rooftop en soutenant une idée novatrice que je salue et apprécie.

Faire venir du monde et que le bouche à oreilles fasse le reste

  •  En 7 mois d’existence, je n’ai eu aucun problème sur Instagram, où je publie régulièrement sur le compte associé au blog. Les interactions y sont bienveillantes.
  • Plus je partage mes coups de cœur, events, bons plans, plages, restaurants, rooftops, nouveaux lieux, plus les autres utilisateurs partagent également mes stories. Petit à petit, ma mini communauté grandit et je me fraye une place sur les pages de résultats des moteurs de recherche :

  • Naïvement enthousiaste, je décide de sortir du cadre d’Instagram et de tenter un autre réseau social.
  • Je choisis le groupe fermé « Tu Sais que Tu Viens de Biot… » sur Facebook, me doutant que ce réseau social serait un bon terrain d’entraînement pour la suite, moi qui hésite à encore à me lancer sur LinkedIn. Dans l’ensemble, les échanges semblent cordiaux.
  • Soyons clairs : je ne m’attends pas à recevoir des messages de félicitations pour mon entreprise individuelle et mon partage d’informations. Je ne cherche en aucun cas non plus à mettre en avant mon activité professionnelle.
  • Mon accroche est basée uniquement sur le partage, la nouveauté du lieu qui décline sur plusieurs types de soirées et la possibilité de fuir la foule du littoral en faisant la fête localement dans un endroit local, convivial, bien pensé, innovant (cuisine qui sort du cadre classique, ambiance berbère, staff avenant et motivé etc.) – comme l’expliquent mes deux articles sur le sujet:

Apéro Amici Club (jeudi soir) I South Comedy Club (mercredi soir)

  • Si in fine, un lecteur avait besoin de marketing digital, évidemment ça serait la cerise sur le gâteau mais ce n’est pas le sens premier de ma démarche.

Mais j’ai oublié que j’étais sur Facebook…

  • Comme chacun sait, Facebook est une version édulcorée de Twitter mais néanmoins le siège de multiples controverses où des personnes sans vie passent leur temps à critiquer le travail des autres, comme lors du partage récent de l’article de Nice Matin mettant en avant la société Cakes for Pets de mon amie Caroline.
  • Elle a été attaquée en cinq minutes chrono, elle qui a eu le courage de se lancer en solo. J’étais tellement désolée des réactions qu’elle a reçues car je connais ses capacités et sa détermination.
  • Les utilisateurs de Facebook, pour la plupart, ne voient jamais plus loin que leur écran. Ils ne pensent pas au courage, à l’enthousiasme, à l’investissement financier ou humain qui se cachent derrière un message.
  • Ils écrivent sans réfléchir, satisfaits d’avoir mis leur grain de sel avec ce délicieux sentiment d’exister enfin.
  • Tant pis s’ils ont blessé quelqu’un au passage, l’important c’est le buzz.

Ah ouais, tu veux du buzz, je vais t’en donner…

  • Résultat ? Je reçois trois messages négatifs dans la foulée concernant ce lieu qui dérange ces Messieurs-Dames qui ne peuvent plus dormir tranquillement.

  • Et de l’inquiétude pour la faune proche. Je ne savais pas qu’à 18H30 pile, Sophia redevenait une forêt tranquille comme pendant le confinement.
  • Au vue du nombre de chauffards après 22h00 que j’expérimente à chaque fois que je mets le capot dehors, je doute un peu que ce rooftop change vraiment la donne.

  • Ca ne fait pas super plaisir, mais enfin, c’est le jeu. Chacun a droit de s’exprimer, n’en déplaise à certains. Je l’accepte de bon coeur.
  • Surprenant dans un sens, car les avis Google sont très bons, après Côte Magazine en début de mois, Le Bonbon vient d’encenser le lieu suivi du Petit Futé, le gérant enchaîne les radios et les bloggeurs viennent tour à tour découvrir le rooftop.

  • Ils sont plutôt en train d’exploser. C’est peut être là où le bas blesse. Les habitants ont compris que le lieu plaisait et risquait de perdurer.
  • Et niveau décibels, bienvenue au club. L’été n’est pas un long fleuve tranquille sur la Côte. Illustration :

Mon top 3 en terme de nuisances sonores 

  • Le barbecue arrosé d’un voisin un soir de semaine (mais je suis heureuse qu’il ait des amis et qu’il profite)
  • La Bastide de Biot avec ses fans des années 80 qui hurlent « ils m’entraiiiiennent » le lundi soir (mais je préfère les savoir en train de festoyer que de prendre des bombes dans la figure)
  • Le bruit du terrain de foot qui réveille les habitants de ma colline et du village à 8h30 deux week-ends entiers au mois de juin, y compris celui de l’Ascension – et oui, trois jours de festivités du matin au soir y compris le jeudi de l’Ascension où on pourrait avoir envie de dormir un peu ou recevoir ses amis (mais j’essaie de me réjouir que le sport remplace les écrans chez ces ados fougueux qui se défoulent à bloc quasiment tous les soirs ET jours fériés). C’est ma faute, c’est ma très grande faute, j’aurais dû investiguer d’avantage avant d’acheter une maison face à un terrain de sports.  J’ignorais que la commune remplissait ses caisses en louant le terrain à tout le 06 et que j’aurais autant de festivités à portée de terrasse. Parfois, c’est agréable. Les Templiers et ses feux d’artifice de chez moi sans la foule, les douces notes des Nuits Musicales… parfois pas du tout.

Mais enfin, c’est l’été…

  • Bientôt la saison Netflix/jogging/soupe maison reviendra et nous serons tous enfermés à nouveau, alors profitons gaiement.
  • Et moi qui croyais que le monde serait meilleur post-confinement, lors de nos tendres retrouvailles. Il faut que je raccroche définitivement ma tenue de néo-hippy.
  • Revenons au terrain de foot. Je me suis d’ailleurs demandée si l’utilisation du haut-parleur façon minaret était une nouvelle stratégie pour renvoyer les habitants à la messe le dimanche et jours fériés de culte – une fois réveillés.
  • Quant à la Bastide, elle continue de faire hurler ses haut-parleurs le lundi soir et elle gagne tellement d’argent qu’elle a pu refaire tout son parking, accueillant toujours plus de fêtards. Personne n’a réussi à faire réduire le volume à ce jour. 
  • Le football ne semble déranger personne non plus, c’est communautaire et fédérateur, certes – mais les sirènes de supporters toutes les 5 secondes façon Stade de France sont acceptées à ma grande surprise. Or mon quartier a une densité quasi urbaine et archi résidentielle. Ce déploiement sonore ne me semble pas très adapté à une vie de village mais j’ai cru comprendre que des fêtes généraient des revenus, donc il y a là aussi des enjeux financiers au niveau de la commune, et tant pis pour la lutte contre les nuisances sonores à quelques mètres du village.
  • Pour tout vous dire, j’entends ce haut-parleur malgré mes nouvelles baies vitrées à double vitrage fermées, mes écouteurs Bose et ma machine à laver en mode essorage 1400 tours par minute. Je n’aime pas tellement vieillir mais certains jours, j’ai vraiment trop hâte d’entendre moins bien.

Une menace via Messenger

  • Mais là où l’histoire prend une tournure moins fun, c’est quand je reçois une menace liée à mon article via la messagerie de Facebook, Messenger.
  • Non anonyme, certes, (bravo pour votre courage !) mais pas non plus partagée directement sous mon article, un petit acte de lâcheté pure et simple.
  • Monsieur doit pourtant bien se douter que la menace est interdite en ligne.
  • En effet, en Googlant son nom rapidement, je vois qu’il a fait carrière dans la sécurité et l’informatique.
  • Donc il sait clairement à quoi il s’expose en écrivant ainsi et décide d’y aller quand même, après tout, je ne suis qu’une petite bloggeuse à 2 balles, le risque est minime.
 « Bonjour Je pense que vous devriez retirer votre publication sur ce rooftop qui n a aucune authorisation legale. Des plaintes sont déposé en gendarmerie. Le maire de biot ne leur a donné aucune authorisation de ce type. Nous n oublirons de vous faire citer au tribunal lorsque les plaintes d indemnités pour tapage nocture seront jugées. Cordialement xx »
  • Par contre, une petite relecture aurait été de mise.

On a affaire à un expert de la sécurité en ligne

  • Tiens, authorisation est écrit à l’Anglaise. Définitivement un informaticien.
  • Et ces quelques mots sont beaucoup moins drôles que les commentaires négatifs sous mon article. Car on rentre carrément dans le domaine du pénal. Rappel de la définition de « menace » :
Une menace désigne le fait d’exprimer le projet de nuire à autrui (en portant atteinte à ses biens ou à sa personne). Il s’agit d’un acte d’intimidation visant à susciter de la crainte chez la personne visée. Autrement dit, menacer une personne consiste à lui faire peur en la forçant à agir pour éviter les représailles. La menace peut être exprimée verbalement, par écrit, sur internet, ainsi que sur tous les supports possibles.
  • Tremblez dans vos chaumières ! Au-delà du désagrément de cette menace reçue comme une gifle qui sort de mon écran, comme une queue de poisson, un doigt d’honneur (je n’ai même pas eu besoin de descendre sur la RN7 aujourd’hui, j’ai fait des économies d’essence…) – rassurez-moi, ce Monsieur doit bien imaginer que je n’ai pas tous les tenants et aboutissants des autorisations de cette sombre histoire.
  • Mais, surtout, qu’il dorme tranquille, j’ai relayé les commentaires au gérant.
  • A mon sens, le dialogue devrait en effet avoir lieu entre le gérant et les habitants – avec l’implication du Maire.
  • Par contre, je ne tomberai pas aussi bas que lui, et ne partagerai pas son nom sur ce blog ou mes réseaux sociaux –  s’il en reste gentiment là.

Petite question cependant…

  • Pourrions nous laisser un entrepreneur essayer de gagner un peu d’argent et offrir du travail aux chefs, serveurs, DJs, etc. de la région pendant quelques mois cet été et réunir quelques amoureux de la nuit et de la fête sans que cela devienne une affaire d’Etat. Personne n’a été blessé ou tué, hein. Il ne s’agit que de quelques décibels et je viens de vous faire la démonstration que, Biotoise moi aussi, je déguste bien comme il faut, en été, et même toute l’année. C’est cadeau, il y en a pour tout le monde !
  • Ce sont d’ailleurs certainement les enfants des résidents de Biot, Valbonne, Roquefort etc qui profitent le plus du rooftop. Et tant mieux. Cela leur évite un déplacement inutile à Nice ou Cannes en ces temps troublés. Sérieusement, parents Biotois, ne préférez-vous pas quelques nuisances sonores light à des nuits troublées par l’anxiété de savoir vos chères têtes blondes en proie à l’insécurité des villes ? Est-ce que ce joli rooftop branché qui a vocation de divertir la jeunesse branchée des villages bobo de Valbonne et Biot n’apporte pas un peu de positif au final ?
  • La cible est plutôt une clientèle de 30-50 ans comme je l’explique dans mon article, relayant les propos du gérant avec qui je me suis entretenue en direct le 22 juin. Mais en visionnant chaque jour les stories de l’établissement, il me semble voir bon nombre de très jeunes femmes et hommes boire, manger, rire, kiffer, danser – bref, vivre. Et c’est de leur âge, non? 
  • Tiens, je me note d’aller faire ma petite enquête un soir et leur demander où ils habitent. Histoire de remettre un peu les pendules à l’heure.

Corner ou démons de minuit ?

  • Est-ce que quelques soirées avec un peu de musique qui dérangent une seule colline peu habitée, où la moitié des maisons sont probablement vides ou occupées par des retraités qui peuvent facilement faire une petite sieste après leur déjeuner, sont plus dérangeantes que cette fameuse Bastide prise en exemple ? 
  • Celle-ci perturbe deux communes densément peuplées en tout début de semaine et le problème a beau être connu, rien ne bouge.
  • Ou le haut-parleur du terrain de football qui casse les oreilles d’un village entier ET de sa colline résidentielle dès 8h30 samedi et dimanche ? Et que dire des heures et des heures de hurlements de joueurs surexcités toute l’année ? Là encore, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même, non?
  • La vraie question, c’est surtout, est-ce que ce petit désagrément justifie un message de menace envers une blogueuse qui essaie de percer mais qui se tape également la tête contre les murs plusieurs fois par jour à cause du bruit ? Vous voulez m’emmener au Tribunal ? Vous n’avez pas un peu le sens de la démesure, là ? Débranchez votre appareil auditif et servez-vous un Spritz. Je vous envoie la recette, promis. Suffit de me demander via Messenger, vous connaissez le chemin.
  • Et oui, moi aussi, je pensais avoir acheté un bien dans une commune calme (et chère au m²!) en espérant y trouver la tranquillité nécessaire pour développer mon activité depuis chez moi mais… surpriiiise ! Il y a du bruit partout, tout le temps, où que l’on s’installe et achète.
  • Même quand je vivais dans l’arrière-pays Grassois et faisais 110 kms de route par jour et 2.5 heures enfermée dans ma voiture pour essayer d’avoir accès à cette sacro-sainte tranquillité, il y avait toujours une disqueuse à l’heure du BBQ dominical, un gamin qui découvrait le rap pendant ma sieste, un connard qui apprenait la flûte de pan.
  • C’est parce que les gens vivent autour de nous, partout, tout le temps. Tout ces abrutis qui osent respirer et nous cassent les pieds et perturbent notre tranquillité et sommeil.

Pétage de câble individuel

  • Savez-vous ce que je fais quand je pète un câble à mon tour?
  • Je ferme mes fenêtres, mets mes écouteurs absolument indispensables pour bosser de chez soi, et je pars marcher, nager ou courir ou pire, acheter des oursons à la guimauve chez Lidl, mais je ne m’en prends pas aux autres.
  • Ou je raconte mes malheurs à mes amis.
  • Mais je n’utilise pas le code pénal pour menacer quelqu’un qui essaie de partager un bon plan local et se faire connaître par des gens de sa commune qui pourraient avoir besoin de sa plume ou connaissances en web marketing…
  • Oui, moi aussi je rêve de calme et volupté biotoise, et j’ai d’ailleurs envoyé une vidéo de la grande fête du foot du mois de juin à la Mairie via Instagram (restée sans réponse) et deux messages (également sans réponse) pour que celle-ci prenne conscience du niveau sonore extrêmement élevé dans un voisinage dense et agisse au moins sur le volume des haut-parleurs et des sirènes des supporters.

Combien de personnes sont véritablement impactées ? 

  • Mais je me demande combien d’habitants sont vraiment concernés par ce rooftop.
  • Depuis que Ginette – un nom d’emprunt pour protéger son identité puisqu’on nage en plein polar – a placardé le groupe fermé Facebook en question de son joli montage Paint « Amici Beldi, ça suffit » (une fan de « Capri, c’est fini, à coup sûr – Anthony, s’il te plaît, note de passer le morceau en boucle mercredi prochain pour lui faire plaisir, paraît que tu as les baffles pour), il y a eu 13 réactions et 49 commentaires. Pas franchement une révolution en marche.
  • J’y étais le 22 juin et j’ai observé les alentours. Les collines étaient parsemées de quelques maisons mais ce n’est pas un voisinage avec une densité de population élevée.
  • L’équipe s’est installée au milieu des bureaux vides et non pas dans un quartier résidentiel. L’idée de base était de trouver un endroit à l’écart de l’agitation du littoral pour les habitants du coin. Certes, ils mettent de la musique mais ce ne sont pas des raves qui durent jusqu’à 5h du matin non plus.
  • Il y a sûrement moyen de trouver un terrain d’entente.
  • Le gérant n’a pas vocation à se mettre tout Biot à dos, il voulait juste créer un lieu festif pour continuer à s’épanouir dans le domaine de la restauration qu’il adore après avoir fait ses gammes à la capitale. C’est un passionné, rien de plus, rien de moins.
  • Avec ce type de personnes, le dialogue est possible. Avec vous, Monsieur Le Menaceur de Bloggeuse, j’en suis moins sûre.
  • Revenons une dernière fois à ma métaphore footeuse. Il n’est pas question d’empêcher les joueurs de jouer. Il doit bien avoir une possibilité de trouver un compromis, comme j’espère que ce sera le cas entre ce rooftop et les habitations voisines.
  • Oui, malgré l’actualité de plus en plus violente et qui finit par générer des comportements menaçants complètement disproportionnés comme celui-ci… j’ai encore foi en la nature humaine – même si les réseaux sociaux me font douter un peu plus chaque jour.

Alors, éteignez vos écrans, sortez, buvez un verre, dansez, montez le son et lââââchez prise – et surtout, laissez bosser celles et ceux qui ont encore le courage de se lancer par ces temps difficiles.

Une amoureuse du marketing digital, des rooftops et de la faune sous toutes ses formes (marcassins ou fêtards).

Article publie le 1er juillet 2023. Mis à jour le 26 janvier 2024